jeudi 22 février 2007

Votre rôle personnel est vraiment indispensable.

En mars 2004, nos listes aux régionales ont reçu entre 3,5% (Puy de Dôme) et 5,3% des voix (Allier), selon les départements, soit la moitié du score de l’UDF. Présente, la société civile l’a prouvé : elle pèse.

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Dans cette élection à cinq tours, seul le premier (vote des maires) compte.

Ce dimanche soir, j’aurai effectué à Montpellier ma soixante-sixième étape dans un “Tour de France”, véritable marathon où je rencontre nos amis et sympathisants, une dizaine en certains endroits, quelques dizaines en d’autres...

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Faut-il attendre les malheurs pour réagir ? Je dis non.

De passage à Epinal (Vosges) vendredi dernier, mon voisin de table m’a confié avoir discuté récemment avec Christian Poncelet, président (UMP) du Sénat. Il lui aurait dit être conscient de l’extrême gravité de la situation du pays, mais a confié qu’il faudrait que tout s’effondre pour que les Français s’aperçoivent qu’ils sont dans la m...

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Dites-moi, surendetté, pouvez-vous demander un crédit ?

Lorsque je vous dit que la “machine à promettre s’emballe”, c’est confirmé par des gens sérieux. L'Institut de l'entreprise, centre de réflexion indépendant des partis (dont nous avons déjà parlé ici), évalue le coût des 100 propositions de Ségolène Royal (la “dame aux caméras”) à près de 63 milliards d'euros, contre 49 à 51 milliards pour Nicolas Sarközy, selon les calculs actualisés de sa cellule de chiffrage.

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Nous devons dynamiser notre natalité, et c’est très urgent.

A raison de 250 000 naissances qui manquent à la France depuis 1981 et la mise en place d’une vigoureuse politique anti-nataliste par Mauroy-Mitterrand, il manque entre six et sept millions de jeunes de moins de 25 ans en France.

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Libérer les énergies de toute notre nation pour rattraper le peloton.

Avec l’Etat obèse, notre économie fait la course avec un handicap. La croissance de l'économie française devrait atteindre 2% en 2006, selon une première estimation de l'Insee, une performance dans le bas de la fourchette de prévision du gouvernement et qui place la France, notre pays, en queue de peloton de la zone euro.

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Il y a un réel danger sur notre régime de retraites.

Depuis 2005, les cotisations des actifs ne suffisent plus pour faire face au paiement des pensions (même les plus modestes) à nos anciens. Le pouvoir d’achat des retraités a beau être en recul depuis plusieurs années et les revalorisations être inférieures à l’inflation, l’argent manque et la “sécu” doit emprunter à dix ou à quinze ans pour combler le trou.

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Forcer les démagogues à reprendre contact avec la réalité.

Je suis effrayé qu’un parti politique ayant vocation à exercer le pouvoir puisse cautionner le catalogue de propositions qui est offert aux électeurs. Les “100 mesures” de Ségolène Royal sont réellement “sans mesure”. La priorité, aujourd’hui, impose que l’on s'assure de l'efficacité de chaque euro public dépensé, ce qui suppose une remise à plat de l'ensemble des dépenses de l'Etat.

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Forcer nos futurs dirigeants à prendre le problème à bras-le-corps.

La médiocratie étant ce qu’elle est, je ne me fait guère d’illusion : je ne serai pas élu Président en 2007... La belle affaire, d’ailleurs, car ce n’est pas là l’enjeu essentiel. Aujourd’hui, la partie éclairée de l’opinion hésite entre deux attitudes : baisser les bras (et s’abstenir, abstention plus vote blanc et non-inscrits totalisaient 16 millions de citoyens en 2002 contre 7,5 millions en 1988) ou partir.

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Nos pratiques politiques et le gouvernement par les sondages.

Collectivement, toute la classe politique sortante est “coupable”. Elle n’a cessé de gouverner en regardant l’opinion publique de l’instant, qui n’a plus été dirigée que par des chefs myopes, l’oeil vissé sur le rétrviseur au lieu d’anticiper, avec l’horizon en ligne de mire.

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Bien que l’Etat ponctionne plus qu’ailleurs, l’hydre gonfle.

Les “années Giscard” avaient permis de maintenir peu ou prou les grands équilibres, malgré les erreurs du plan de relance Chirac de 1974-1975 (qui a gonflé les importations), avec même une année d’équilibre budgétaire sous Raymond Barre (Monory était aux finances), malgré deux chos pétroliers de grande ampleur, tout en finançant le développement de notre réseau téléphonique, des autoroutes et du parc de centrales nucléaires qui nous donne l’électricité la moins chère d’Europe aujourd’hui.

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Un constat : la charge de la dette mobilise tout le produit de l’IR.

Outre Michel Pébereau, un autre énarque “repentis” a tiré récemment la sonnette d’alarme, dans un ouvrage peu mis en avant : “Le jour où la France a fait faillite” (Grasset).

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Baisser les bras ? Non : la France peut traiter ses vieux problèmes.

Comme Michel Pébereau, j’ai la conviction solidement étayée que le pessimisme est une erreur. La France peut revenir au niveau des meilleurs, parmi les pays industrialisés. A condition de bien comprendre ses grands problèmes, afin de pouvoir bien les traiter.

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Il y a des “repentis” et des lucides même chez les énarques.

Michel Pébereau, je l’ai connu directeur de cabinet de René Monory (j’avais 17 ans, en 1978), puis remplaçant Daniel Deguen comme professeur d’économie à Sciences Po Paris, puis es-qualité de patron du CCF, passé à la BNP qu’il privatisa et a développé, comme on le sait.

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Un saltimbanque pas si saltimbanque : Michel Sardou.

Je ne sais pas si Michel Sardou fait partie de la vaste communauté de ceux qui me lisent. Sur les murs de toute la France, nos amis et militants ont collé des affiches et des auto-collants qui disent : “Liberté, de travailler”, “Egalité, des chances” et “Fraternité, entre les générations”. Je vous livre ci-après le texte intégral de la chanson phare de son dernier album...

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